Nouvelles lectures: Clémentine Portier-Kaltenbach, Alain Vircondelet, Thierry Clermont, Jacques Salès

Lectures pour l’été. Trouvées lors des derniers Salons grâce à nos libraires.

1- Histoires d’os et autres illustres abattis (Ed. Pluriel), de l’historienne et journaliste Clémentine Portier-Kaltenbach. Passionante recherche au sujet des os de certains personnages illustres. Même morts on ne les a pas laissés reposer en paix. J’ai lu les parties concernant le destin incertain du corps de Napoléon I (un sujet qui m’intéresse tout particulièrement en ce moment). Eh bien, j’ignorais que c’est interdit d’ouvrir son tombeau et, de ce fait, d’accéder à ce qui reste du corps. Je me pencherai maintenant sur les histoires du crâne de Descartes et la côte de Jeanne d’Arc, visible à Chinon …

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2- J’ai eu l’opportunité, lors du dernier Salon du Livre de Villeneuve-sur-Lot, de parler largement de Marguerite Duras avec son biographe attitré Alain Vircondolet. La lecture de ce petit livre (la collection est ainsi formatée) m’a permis de m’informer sur certains aspects de la personnalité de l’auteur de Hiroshima, mon amour que j’ignorais jusqu’à présent. N’ayant pas l’intention de créer une polémique, il laisse entrevoir ou faufile entre ces lignes des aspects de la vie de Duras. Je vous laisse lire lesquels dans Le Paris de Duras (Ed. Alexandrines), faisant partie d’une très jolie collection:

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3- San Michele (Ed. Seuil, prix Méditerranée d’essai 2015), récit du journaliste et poète Thierry Clermont est un livre difficile à classer. D’abord parce que tout ce qui touche Venise, “la ville des villes”, est impregné de poésie, de couleur, de musique et, surtout, de passion. Le récit devient poésie, la poésie devient leçon d’histoire, la leçon d’histoire devient musique, et ainsi de suite, jusqu’à la parfaite communion de tous les genres. Comme les fleurs déposées au cours de quatre saisons (clin d’œil à Vivaldi ?) sur les tombeaux plus (ou moins) célèbres de cette île cimetière unique au monde (San Michele, lagune de Vénise), le personnage (Flore) s’y rend, elle aussi, tout au long de l’année. Le ton est pausé et mélancolique ; l’écriture est démentiellement belle. Dans un français, bien sûr, difficile à égaler. . . Quel meilleur hommage à la ville mourante qu’un parcours au fil de saisons dans son île-cité des âmes éternelles ?

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4- Mon vieux ami Jacques Salès, né à Haïti, master of Law à Harvard et avocat au Barreau de Paris, signe un premier roman: Bombes à retardement (Ed. France Empire), après avoir publié un livre d’histoire romancée (Haïti: Naissance tragique) et un récit intime (Une jeunesse dorée). Dans son dernier livre, il nous plonge dans l’univers semé d’embûches de la banque d’affaires et des cabinets d’avocats, qu’il partage, tout comme sa vie quotidienne, avec l’ostréiculture dans le golfe bréton du Morbihan. La bulle immobilière américaine est au coeur de cette histoire. Salès en sait beaucoup plus  …

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5- Retour à Alain Vircondelet, cette fois-ci pour évoquer un livre qui me touche particulièrement. Alger, tout comme La Havane, est une ville à la gloire révolue. C’est le mythe qui les fait respirer encore : elles possèdent le charme fou des ruines et, de ce fait, se placent au cœur de l’actualité. Alger, ombres et lumières (Ed. Flammarion) a tous les ingrédients d’un mélodrame où l’amour et la haine se côtoient. Il s’agit d’une ville “jamais quittée” après l’avoir abandonnée pour toujours. Ça vous interpelle ?

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