Trois jours de Festival du Livre, à Nice

Comme d’habitude, après chaque Festival du Livre, mes impressions… et quelques recommandations. D’abord, merci aux organisateurs pour votre accueil, ainsi qu’à notre libraire : Acropole (10, avenue Félix Faure, à Nice) pour les rencontres dans la bonne humeur  avec le public azuréen pendant ces trois jours.

Chaque salon me fait découvrir de nouveaux auteurs. Les faire découvrir à ceux qui me lisent est un bonheur.

Commençons par l’historien Guy Le Thiec et ses livres très bien documentés sur les Borgia. Spécialiste des influences byzantines en l’Occident et de la Renaissance italienne, il a présenté (et traduit du catalan, du latin et de l’italien) des lettres et des documents sur cette “illustre” famille qui n’a cessé de nous passionner depuis. Ils sont publiés depuis janvier 2013 sous le titre de Correspondence des Borgias. Lettres et documents aux éditions du Mercure de France.

Guy Le Thiec

La très jeune romancière Margaux Guyon, auteur de deux romans chez Plon, a apporté également un livre d’une grande originalité: Petites histoires sexys de l’ histoire de France (ed. Hugo Doc). Catherine de Médicis, Napoléon, Marie-Antoinette, et beaucoup d’autres personnages incontournables de l’Histoire de la France ont été déshabillés par cette écrivain prometteuse. Personne ne voudra sûrement passer à côté de ces révélations.

margaux guyon

Finalement, un autre historien: Thomas Rabino, auteur de plusieurs ouvrages parmi lesquels je retiens L’autre Jean Moulin. L’homme derrière le héros (Ed. Perrin). Les connaisseurs de la vie de cet icône de la Résistance seront surpris d’apprendre que derrière le personnage romanesque, derrière l’homme mythique, se cache un être humain réel, en chair et en os, avec ses penchants et ses faiblesses. Une autre lecture qui ne nous laissera pas indifférent.

rabini-jean moulin

Le Festival était présidé par l’écrivain libanais Amin Maalouf. J’ai pu évoquer lors d’une conversation avec lui La Havane de son grand-oncle décrite dans son ouvrage Origines. J’ai profité de l’occasion pour lui demander la dédicace de mon exemplaire de Léon l’Africain, l’un des livres qui ne quittent jamais ma bibliothèque à Nice.

Amin Maalouf

En prenant la parole pour nous souhaiter la bienvenue lors d’une réception à la Villa Masséna, le Maire de la ville, M. Estrosi, a vanté les mérites culturels de Nice, son passé historique, les conditions exceptionnelles de cette cité prodigieusement bien placée au bord de la Méditerranée. Je suis tout à fait d’accord avec le Maire dans son choix de défendre la ville des clichés (ou des jalousies) qui prétendent réduire son image à celle d’une station balnéaire réputée par le glamour du passé et la frivolité des classes aisées dans le présent. Je me suis réjoui d’apprendre que la Mairie oeuvre pour que la Promenade des Anglais soit classée par l’UNESCO Patrimoine Mondial de l’Humanité.

William Navarrete (ed. Stock), Margaux Guyon (ed. Plon) et Thomas Rabino (ed. Perrin), Festival du Livre de Nice 2013.

William Navarrete (ed. Stock), Margaux Guyon (ed. Plon) et Thomas Rabino (ed. Perrin), Festival du Livre de Nice 2013.

Le Maire de Nice, Christian Estrosi et l'écrivain Amin Maalouf lors de la réception d'inauguration du Festival du Livre, à la Villa Masséna, à Nice.

Le Maire de Nice, Christian Estrosi et l’écrivain Amin Maalouf lors de la réception d’inauguration du Festival du Livre, à la Villa Masséna, à Nice.

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